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samedi 6 novembre 2010

Population et modes de vie en Finistère

Atlas 2010 du Conseil Général:
Population et modes de vie en Finistère


Un atlas socio-démographique très complet du Finistère.

Au sommaire:


Population
Une densité de population de 131 habitants au km²
883 000 habitants au 1er janvier 2006
Un excédent naturel de 3 370 personnes en 7 ans
81 000 habitants résidaient dans un autre département cinq ans auparavant
Près de 7 nouveaux arrivants sur 10 ont moins de 40 ans
Un vieillissement de la population qui se poursuit
Près du quart des Finistériens ont moins de 20 ans
Un Finistérien sur dix a au moins 75 ans
2,2 personnes par ménage dans le Finistère
143 000 personnes vivent seules
Seules 44% des familles sont constituées de couples avec enfant
12% des familles avec enfant(s) sont des familles monoparentales

Habitat
Un nombre de logements en hausse de 11%
Près de 32 000 résidences principales supplémentaires
Seules trois résidences principales sur 10 sont des appartements
Une large majorité de propriétaires
Une forte majorité de maisons dans la construction neuve
Les choix résidentiels : jeunes en ville, actifs dans les espaces périurbains, jeunes retraités sur le littoral et à la campagne


Formation - Activité
48% de la population de 20 à 59 ans disposent d'au moins le baccalauréat
7 Finistériens sur 10 sont actifs (en emploi ou au chômage)
353 000 personnes occupent un emploi, 64% de la population active de 15 à 64 ans
Une "sociologie" du territoire très contrastée
84% de salariés en contrat durable
Plus de 28 000 demandeurs d'emploi en décembre 2008
350 000 emplois, dont 3 sur 10 à Brest métropole océane

Déplacements
155 700 Finistériens travaillent dans leur commune de résidence, soit 44%
Des navettes domicile-travail fortement polarisées
Seuls 4% des Finistériens utilisent les transports en commun pour se rendre au travail
Une majorité de Finistériens scolarisée dans le département
Une progression des transports collectifs

Niveau de vie - Solidarité
Une cohésion sociale perceptible mais des situations de fragilité
Lutte contre les exclusions, des dispositifs de soutien auprès des plus vulnérables
Équipements et services
Des effectifs scolaires en baisse sur le long terme
Un bon niveau d’équipement commercial

vendredi 5 novembre 2010

Population: une Bretagne attractive

Etude CESR - Septembre 2007: 
Mobilité des populations et territoires de Bretagne, à l’horizon 2030 - Réflexions prospectives

Retournement migratoire
Depuis le 19ème siècle et jusqu’aux années 1960 environ, la Bretagne était une terre d’émigration et entre 1946 et 1954, ce fut la région qui connut les départs les plus nombreux. Un changement de dynamique s’est opéré au milieu des années 1960 conjointement à une amélioration de la situation économique de la région.
Aujourd’hui, la Bretagne se positionne comme une des régions les plus attractives ; soit, entre 1999 et 2004, au 5e rang des régions métropolitaines par le taux annuel de migration nette (+0,47 %) derrière les régions du sud et du sud ouest (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine et Corse).
Entre 2000 et 2005, le solde migratoire positif de la Bretagne s’est établi aux environs de +20 000 habitants par an, contre +4 900 au cours de la période 1982-1990 et +8 100 au cours de la période 1990-1999.

Attractivité vis-à-vis de l'Ile-de-France
Au cours de la période 1999-2004, l’attractivité de la Bretagne vis-à-vis de l’Ile-de-France s’est nettement renforcée puisque son excédent migratoire s’élève à 35 998 personnes en six ans, ce qui donne en moyenne annuelle, un gain de +5 999 habitants, au lieu de 5 022 entre 1990 et 1999.
Ceci étant, le déficit migratoire de l’Ile-de-France est un déficit global, qui masque en réalité un fort excédent pour une catégorie de population particulière, à savoir : les jeunes de 20-29 ans. Les échanges de l’Ile-de-France avec les autres régions sont très liés au cycle de vie comme l’indique le fait que les départs  concernent essentiellement des familles avec enfants et des retraités, tandis que les arrivées concernent  essentiellement des jeunes adultes.

Les retours au pays
L’importance des « retours au pays » est l’une des caractéristiques des comportements migratoires dans le cas de la Bretagne. On estime ainsi que de 28 % à 53 % des arrivées (selon la définition que l’on donne à l’expression « région d’origine ») sont des « retours » : 28 % des personnes arrivées en Bretagne entre 1990 et 1999 (62 000 personnes) sont nés en Bretagne, et 53 % sont nés en Bretagne, ou ont un conjoint ou un parent né en Bretagne.
 
Un excédent migratoire qui compense le solde naturel
Entre 1990 et 1999, puis entre 1999 et 2005, les quatre départements bretons ont dégagé un excédent migratoire. Au cours de la période 1999-2005, c’est le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine qui ont le plus bénéficié des migrations extrarégionales.
Au cours de cette période, les Côtes d’Armor surtout, mais le Morbihan et le Finistère également doivent à ces migrations, l’accroissement de leur population. En effet, sans l’arrivée de populations nouvelles, la population costarmoricaine aurait décru, le solde naturel (différence entre les décès et les naissances) du département étant négatif (même s’il s’est récemment redressé en 200650). Dans ces trois départements, la possibilité d’attirer des populations nouvelles constitue de ce fait un enjeu d’une importance particulière. La situation de l’Ille-et-Vilaine (le plus jeune des quatre) est différente puisque la croissance de sa population, si elle s’explique pour plus de la moitié par les migrations, s’explique aussi de façon importante par les naissances.

Accélération du vieillissement de la population
Actuellement, les échanges migratoires avec les autres régions françaises accélèrent la croissance du nombre de retraités, puisqu’aux retraités déjà sur place s’ajoutent ceux qui arrivent et que les arrivées sont plus nombreuses que les départs.

Immigration internationale
La proportion d’immigrés étrangers est très faible en Bretagne mais cette présence augmente (elle a quadruplé entre 1962 et 1999). En 1999, la Bretagne comptait 46 300 immigrés ce qui représentait 1,7 % de la population de la région. Cette proportion est largement inférieure à la moyenne nationale (7,3 %). Depuis, la
proportion d’immigrés a augmenté : en 2005, la population immigrée s’élève à 69 000 habitants et représente 2,2% de la population bretonne, contre 8,1 % en moyenne nationale.
Plusieurs traits caractérisent l’immigration étrangère en Bretagne. Ainsi, la population immigrée y appartient à un courant d’immigration plutôt récent (30 % des immigrés recensés en 1999 ne résidaient pas en France en 1990, alors que la proportion est de 16 % au niveau national) et elle est plutôt européenne (45 % d’Européens, contre 40 % en moyenne nationale). La Grande-Bretagne est le pays d’origine le plus fréquent
(16 % des immigrés), devant le Portugal.
Les Britanniques sont les étrangers les plus nombreux en Bretagne (et leur nombre est passé de 5 000 en 1999 à 11 000 en 2005) et sont aussi, de loin, les premiers étrangers propriétaires, devant
les Allemands, les Belges, les Hollandais…

jeudi 4 novembre 2010

Croissance de la population en Bretagne

Analyse INSEE: Bilan démographique 2009 en Bretagne - Septembre 2010

Au 1er janvier 2009, 3 163 000 personnes vivent en Bretagne (administrative).
Depuis 1999, la population bretonne augmente plus vite qu’au niveau national : + 0,9 %, contre + 0,7 %. Cette augmentation est due principalement à l’afflux des nouveaux arrivants. 
Les naissances bretonnes sont moins nombreuses et l’âge moyen des mères à l’accouchement dépasse maintenant 30 ans. 
Les décès augmentent, sauf dans les Côtes-d’Armor où le solde naturel reste cependant négatif. 
L’Ille-et-Vilaine détient les neuf dixièmes de l’excédent naturel breton. 
Le nombre d’unions progresse toujours, grâce aux Pacs.

L'emploi des séniors: le défi

Analyse INSEE - Juin 2009:
l'emploi des séniors: le défi des années à venir

En Bretagne, seulement 34 % des personnes âgées de 55 à 64 ans travaillent en 2005 (50 % pour les 50-64 ans). Or, l'objectif européen de Lisbonne est d'atteindre un taux d'emploi de 50 % pour les 55-64 ans à l'horizon 2010. Comme la plupart des régions françaises, la Bretagne en est loin.
Pourtant, Il faudra bien compter avec les seniors car leur nombre est en augmentation constante dans la population active.
Par ailleurs, la forte hausse des départs de fin de carrière, conjuguée à l'arrivée de générations moins nombreuses sur le marché du travail, pose la question du renouvellement de la population active.

Etat de santé de la population en Bretagne

Étude de l'ORS (Observatoire Régional de la Santé) - Septembre 2010:
État de santé de la population en Bretagne

Dans le cadre de l'élaboration du plan stratégique régional de santé, l'Agence régionale de santé (ARS) Bretagne a sollicité l'ORS Bretagne afin qu'il réalise une synthèse de l'état de santé des bretons. L’approche axée sur les pathologies et sur les déterminants de santé a été privilégiée et complétée de volets populationnels spécifiques aux personnes âgées et aux personnes handicapées. La santé des jeunes est, pour sa part, abordée de manière transversale au sein de plusieurs thématiques.
Document de référence et d'appui, cette synthèse qui nécessite d'être mise en perspective avec l'analyse de l'offre dans les domaines de la prévention, du soin et de la prise en charge médico-sociale, a vocation à être un outil diagnostique, destiné à alimenter la réflexion des acteurs et des professionnels concernés.

Face au vieillissement démographique

Analyse INSEE - Septembre 2010: la Bretagne face au vieillissement démographique

En 2008, 750 000 Bretons sont âgés de 60 ans et plus. Le vieillissement de la population bretonne s'accentuera dans les prochaines décennies. Les territoires bretons devront s'adapter pour organiser un cadre de vie favorable aux personnes âgées. Celles-ci vivent de plus en plus longtemps à leur domicile, ce qui posera à terme la question de l'adaptation des logements. Le nombre de personnes âgées potentiellement dépendantes devrait s'accroître. La solidarité familiale ne parviendra pas toujours à répondre, d'autant plus que certains aidants auront eux-mêmes atteint l'âge de la retraite.